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Hey ! Tu trouveras dans Best of Actu Verte :

- Une sélection synthétisée des articles parus cette semaine dans la presse en lien avec le développement durable !
(Ils sont également accessibles par rubriques)


- L'agenda des événements développement durable  

- Les ouvrages nouvellement publiés en lien avec le développement durable  

...Enjoy!

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 « Les effets ravageurs des excès de CO2 dans l’atmosphère sont déjà là : pas moins de 250 millions de femmes, d’hommes et d’enfants sont frappés chaque année par des tsunamis, des cyclones ou d’autres formes moins soudaines de catastrophes climatiques, notamment la montée des eaux ou la désertification de certaines régions. Sous l’effet de telles catastrophes, les populations les plus démunies n’ont souvent pas d’autre choix que de fuir, au moins provisoirement. Mais comment permettre à ces populations de vivre ailleurs dans des conditions décentes ? Depuis la convention de Genève de 1951, il existe un statut de réfugié politique, mais qu’en est-il du sort des migrants environnementaux ? C’est pour répondre à cette question que j’ai demandé au Centre d’analyse stratégique de mener une étude prospective sur ce que pourrait être le statut des réfugiés climatiques », écrit Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique.

« (…) Faute de véritable statut juridique, ces réfugiés climatiques risquent fort d’être des laissés-pour-compte de la communauté internationale. Selon le rapport Stern, 200 millions de personnes - soit une personne sur 45 - pourraient être qualifiées de migrants environnementaux d’ici 2050.

Les régions les plus touchées sont l’Afrique (Sahel, Corne de l’Afrique, Afrique centrale), l’Asie centrale, du Sud et du Sud-Est, l’Amérique centrale et la partie ouest de l’Amérique du Sud. Mais ce sont les petits États insulaires dont l’existence est aujourd’hui la plus menacée. L’évacuation des îles Carteret de Papouasie-Nouvelle-Guinée a déjà commencé. Les villes côtières de tous les pays du monde, comme celles de la très peuplée baie du Bengale, seront très fortement touchées par la montée des eaux. Certaines populations sont aujourd’hui capables d’adopter des stratégies pour prévenir les changements climatiques, s’y adapter et organiser l’assistance aux populations. Mais d’autres, en revanche, bien plus vulnérables, ne peuvent se prémunir contre ces fléaux, à moins de partir. Une étude du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), a montré ainsi qu’aux États-Unis il y a 93 fois plus de catastrophes climatiques qu’au Bangladesh, mais 34 fois moins de morts. Si les conséquences alimentaires et sanitaires de ces phénomènes sont bien connues, on évoque moins souvent les effets du changement climatique sur la cohésion sociale et la sécurité des pays les plus touchés. Les crises actuelles au Darfour ou dans l’Ouest sahélien démontrent la validité de ce lien : en raison de la sécheresse croissante, les éleveurs du nord du Sahel ont en effet migré vers la région sud déjà occupée par des fermiers, provoquant conflits et destruction de bétail et de fermes. Par ailleurs, le manque d’eau, l’insécurité alimentaire, la dégradation de la terre tendent à envenimer les relations entre les populations et leurs autorités dans des pays déjà éprouvés par la pauvreté et les faiblesses de la gouvernance.

Malgré ces constats, les migrants environnementaux ne peuvent revendiquer ni le droit d’asile ni le statut de réfugiés ».
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 18:49
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« Si certains pays, parmi les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, continuent à faire obstacle à l’adoption d’objectifs contraignants de réduction des émissions, l’Union européenne doit envisager d’instaurer une taxe carbone sur les produits importés de ces pays, qui font ainsi une concurrence déloyale à nos entreprises », a déclaré Paul Magnette, ministre de l’environnement de la Belgique, à l’occasion d’une réunion à Bruxelles, le 22 décembre, des ministres de l’environnement des Vingt-Sept. « Nous y sommes toujours favorables, et l’idée pourrait faire son chemin, même si nous n’en avons pas débattu aujourd’hui. Mais j’ai insisté sur la nécessité d’étudier sérieusement son principe », a de son côté indiqué Chantal Jouanno, secrétaire d’État en charge de l’écologie en France.

Cependant, « la plupart des ministres considèrent qu’il s’agit d’une option ultime », précise Teresa Ribera, secrétaire d’État espagnole. L’Union attend donc que les autres pays développés aient précisé leur offre de réduction de leurs émissions le 31 janvier avant de définir plus précisément une stratégie.
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 18:45
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La conférence de Copenhague « est un échec sur toute la ligne et il n’y a même pas de quoi sauver la face. Il n’existe aucun accord puisque les 192 nations réunies à Copenhague n’ont fait que prendre acte d’un texte sans l’approuver. Il n’y a aucun accord puisqu’il n’y a aucun engagement.

(…) Il est évident que tout ou presque est à recommencer. Personne - à commencer évidemment par tous écologistes sincères - ne doit se contenter de lancer des invectives et de désigner des responsables. Chacun doit repenser la stratégie pour ne pas laisser le champ libre aux fossoyeurs organisés de Copenhague et d’une partie au moins de l’humanité.

Éviter que ce fiasco se transforme en succès pour les climato-sceptiques, les pétroliers et autres lobbys - dont la cupidité, l’esprit de rentier, et pour certains le simple ego, l’emportent sur tout, y compris leur simple intérêt d’être humain, responsable, ne serait-ce qu’à l'égard de leur propre famille - à l’instar du patronat d’un grand pays industrialisé fêtant au champagne au Bella Center, vendredi soir, l’échec de la convention ou du premier ministre du Canada qui se dit très heureux de l’échec ? La réponse est dans la révolte, le refus de toute résignation et l’action organisée des citoyens et consommateurs.

Éviter que les débuts d’une économie verte, qui pourrait jouer un rôle majeur dans la transformation du monde, même si ce n’est pas la solution unique, ne se fracassent devant une incertitude des politiques publiques à venir ? La réponse est dans la responsabilité sociale des entreprises, le développement de la consommation responsable et les nouveaux comportements qui encourageront les entreprises dans cette voie.

(…) Il restera de l’année 2009 que les dirigeants du monde ont été capables de sauver les banques et de leur allouer des milliers de milliards de dollars sans contrepartie, mais ont été incapables de mobiliser quelques dizaines de milliards de dollars pour éviter la disparition de zones entières, l’exode de millions de personnes, l’accroissement de la famine et de la pauvreté de millions d’autres ou les conséquences humaines des phénomènes extrêmes. Et même, puisqu’il semblerait que cela soit la seule donnée qui compte, la perte de centaines de milliards de dollars, puisque c’est le coût du réchauffement, réévalué récemment par Lord Stern.

(…) Au fiasco de Copenhague, il faut opposer les réalisations présentées par les villes et régions, dans toutes les régions du monde qui, elles, changent le monde concrètement. Les technologies existent. Restent à trouver les financements en particulier dans le Sud.

La société civile ne peut désormais plus compter que sur elle-même pour assurer son avenir, et c’est cette gouvernance qu’il convient d’organiser. Notre qualité de consommateur doit être utilisée pour choisir en fonction de nos objectifs généraux. Et si la Chine décide de refuser des efforts et exporte son carbone en considérant qu’il doit être mis à notre débit, la réponse est simple : refusons ses produits et achetons-en d’autres fabriqués à proximité ou issus du commerce équitable. Ce que les politiques occidentaux n’ont pas été capables de faire, les consommateurs, s’ils le décidaient réellement, pourraient le faire.

De même, décidons d’encourager les entreprises socialement et environnementalement responsables en favorisant leurs produits au détriment des autres. (…) », écrit Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, présidente de CAP21 et eurodéputée.
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 18:43
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« Il risque d’y avoir une déception très grande dans la population, à la hauteur des attentes que la conférence avait suscitées. (…) Il ne nous reste pas tant de temps que ça pour agir. On a déjà perdu dix ans avec le gouvernement Bush et il ne faut pas en perdre dix de plus.

Dix ans d’augmentation des émissions au rythme actuel signifieraient aller droit vers un changement climatique important. Si on ne fait rien, le seuil critique d’une hausse de 2 º C des températures sera franchi en 2050. Les engagements aujourd’hui existants sont loin de permettre à l’humanité de rester en-deçà des 2ºC, qui est d’ailleurs l’un des rares chiffres inscrits dans la déclaration des chefs d’État », observe le climatologue Hervé Le Treut, directeur de l’Institut Pierre-Simon-Laplace, dans un entretien avec Laurence Caramel et Hervé Kempf, du Monde.

Un engagement implique une réelle contrainte pour les pays, avec « un processus extrêmement complexe de transformation qui ne peut se décréter. Par exemple, en France, cela suppose de ratifier le Grenelle 2 de l’environnement, mais dans une version très dure, sur les transports, la vitesse sur autoroute, la quantité même de ce que chacun peut dépenser comme essence. Il n’est pas possible d’imaginer que d’un coup, les États-Unis cessent d’avoir des villes grandes et étendues. (…)

(…) les dirigeants sont imperméables à la pression internationale lorsqu’ils ne sont pas soumis à la pression de leur propre opinion publique.

Je n’ai donc jamais pensé qu’il serait facile de faire bouger les États-Unis et la Chine, qui sont les deux premiers pollueurs de la planète. Les Américains restent encore très indifférents au changement climatique. Et le gouvernement chinois n’est pas élu démocratiquement. La pression qui pèse sur leurs dirigeants est donc très faible et c’est un vrai problème pour la planète.

(…) Il n’y a pas une compréhension en profondeur des enjeux, des mécanismes, de ce que ça implique vraiment, des priorités entre le climat, la biodiversité, la faim dans le monde.

(…) Le fait que les Nations unies ne soient pas une organisation forte, on le sait depuis longtemps. Au niveau des guerres, du partage des ressources, on voit bien qu’on est dans un domaine où il n’y a pas de possibilité de régulation. Les États-Unis sont souverains, et le sont d’une manière forte. On est ramené à ce constat dès qu’on envisage des problèmes globaux qui engagent profondément l’économie, le social des pays concernés », poursuit M. Le Treut, soulignant en conclusion que la notion de biens communs mondiaux mettra encore du temps à s'imposer.

Cependant, « que le système réponde avec lenteur ne doit pas être un prétexte pour retarder les mesures de réduction des gaz à effet de serre : cela réduit au contraire le temps qui reste pour agir », rappelle encore Hervé Le Treut dans son ouvrage Nouveau climat sur la Terre, cité par Sylvestre Huet, de Libération, dans son article Copenhague ou la stratégie du lièvre : émettre moins de CO2 ne suffira pas si on ne s’y met pas tôt...
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 18:41
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Dans une vision du monde associant les sciences et la culture, le philosophe Michel Serres, académicien et professeur à l’université de Standford, estime que la planète doit devenir un acteur essentiel de la scène politique.

« Copenhague est à la géopolitique ce que les accords de Munich, en septembre 1938, ont été à la politique : un compromis lâche et dilatoire. Mais la comparaison s’arrête là. Si le sommet sur le climat a été un échec, c’est d’abord parce que mettre 192 personnes autour d’une table relève de la grand-messe plus que de négociations véritables. Le problème vient surtout de ce que ces 192 personnes sont des hommes d’État, dont la mission première est de défendre les intérêts de leur gouvernement et de leur pays. La politique, c’est son rôle, examine les relations humaines, fussent-elles conflictuelles.

Or, l’enjeu de Copenhague n’était pas les relations humaines, mais le réchauffement de la planète, la fonte des pôles, la montée des eaux, la disparition des espèces. Il s’agit d’un objet qui dépasse l’horizon classique du politique. Ce que montre avant tout le sommet de Copenhague, c’est que les limites du politique, au sens traditionnel du mot, sont aujourd’hui atteintes à un point sans précédent dans l’histoire ».

(…) Depuis cent cinquante ans, il est entendu, aussi bien par la gauche extrême marxiste que par la droite la plus pure, que l’économie est l’infrastructure essentielle des sociétés. Dès lors, il suffit qu’arrive un gros nuage dans ce domaine pour que tous les politiques se mobilisent. Mais je soutiens depuis longtemps que l’économie n’est qu’un paramètre parmi d’autres. Et que la crise financière qui bouleverse aujourd’hui le casino de la banque n’est que le révélateur de ruptures autrement plus profondes, pour lesquelles les termes de "relance" ou de "réforme" sont hors de propos.

La première, la plus profonde sans doute, c’est la disparition de la majorité paysanne. Au début du XXème siècle, il y a en Occident 60 à 65 % de paysans ; en l’an 2000, il en reste 1,8 %. Cette chute brusque des populations rurales, qui va gagner rapidement les autres parties du monde, marque la fin d’une période qui a commencé... avec le néolithique.

Or, la nouveauté d’un événement est toujours proportionnelle à la longueur de l’ère précédente. C’est donc un bouleversement considérable qui vient de se produire, dont les conséquences commencent seulement à se faire sentir. La bête rurale n’est pas la même que la bête urbaine, ce n’est pas le même "être au monde"... Et notre époque connaît bien d’autres ruptures. Dans des domaines aussi variés et importants que l’habitat, l’espérance de vie, la démographie, les communications, tout est véritablement en train de se transformer. Mais il y a une chose qui n’a pas changé, ce sont nos institutions. Et vous voudriez que cela n’explose pas ? Avec des instances gouvernementales prévues pour un milliard d’habitants quand nous sommes six milliards et demi ; pour des paysans quand nous sommes tous dans la ville ; pour des gens qui mouraient à 30 ans quand nous devenons centenaires ? », interroge le philosophe dans un entretien avec Catherine Vincent, du Monde.

Auteur en octobre 2009 de Temps des crises, aux éd. Le Pommier, 84 p., 10 euros)

Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 18:39
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« Copenhague : les leçons d’un échec », titre Le Parisien du 20 décembre en page 9 (la une étant presque tout entière occupée par cette information qui aurait pu échapper aux Franciliens : « il neige »), évoquant le « naufrage », le « ratage » dont est souvent qualifiée l’issue de la COP 15, rappelant l’absence d’engagement contraignant, la persistance de la Chine et des États-Unis dans leur refus de se voir imposé un contrôle international de leur réduction d’émissions de GES, la promesse trop floue concernant l’aide aux pays vulnérables, et indiquant enfin « une session de rattrapage » prévue en juin.

« C’est un sommet de gâchis et un rendez-vous manqué. Copenhague devait être une sorte de Yalta du climat et, ce matin, nous avons tous la gueule de bois », confie Nicolas Hulot dans un entretien avec Frédéric Mouchon, du Parisien.

« Copenhague : les sept raisons d’un échec », titre à la une Le Journal du dimanche présentant une interview de Nicolas Hulot et une autre de Chantal Jouanno (p. 2 et 3) :

«  Aucun accord contraignant n’a été signé. Certes, il y a des progrès sur le financement, mais qui restent à confirmer. Même la formidable idée d’une organisation mondiale de l’environnement a été abandonnée. Et si l’on fait la somme de tous les engagements hypothétiques qui doivent être pris en janvier en termes de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, on est encore loin de rester sur la trajectoire des 2 °C !

(…) On a bien vu que les positions chinoises ou américaines ne sont pas négociables. Je note cependant avec intérêt l’évolution de ces pays jusque-là peu engagés dans la lutte contre le changement climatique. Nous attendions tous finalement beaucoup trop d’Obama, qui arrivait à Copenhague conforté par son prix Nobel de la paix. Nous avions surestimé sa marge de manœuvre et mésestimé les réticences de l’opinion publique américaine. C’est bien cela qui a verrouillé les choses depuis le départ.

(…) Pour se faire entendre, il fallait [à l’Europe] poser un acte politique fort et courageux. C’était l’occasion rêvée pour elle qui vient de se doter d’une diplomatie ! Elle pouvait dire d’une voix claire qu’elle irait jusqu’à 30 %, voire 35% de baisse des émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 1990, et sans conditionnalité. Elle ne l’a pas fait. Nous y avions pourtant tous intérêt. Plus on retarde l’action, plus le coût de la transition et de l’adaptation va être lourd », regrette Nicolas Hulot, sans abandonner cependant tout espoir : « Personne ne peut affirmer que les mots des chefs d’État vont rester lettre morte. (…) Cet échec laissera des traces. Mais les citoyens regardent le futur plus souvent que leurs dirigeants. Je reste confiant dans leur capacité de rebondir ».

« Le système onusien est obsolète », déclare de son côté Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’écologie, expliquant que « dans un cadre aussi lourd, il était extrêmement difficile de réussir ». À l’ONU, le consensus est en effet exigé pour l’adoption de toute décision : « toucher à la souveraineté des pays avec un système de décision à l’unanimité, c’est presque impossible ». Toutefois, « un accord politique est sur la table, avec un premier rendez-vous en janvier où tous les pays doivent publier leurs engagements, puis un deuxième à Bonn et un troisième à Mexico, pour finaliser les traités. Donc, la machine est lancée ».

« Il y avait quelque chose des avant-guerres d’antan dans l’impuissance collective de la conférence climatique : tant de puissants rassemblés face à une menace évidente, et pourtant incapables de forcer leur destin et celui des hommes… »,

commente Claude Askolovitch (Le JDD), rappelant qu’on « n’a jamais construit un ordre mondial pour conjurer une catastrophe (…) Copenhague débattait du sort de l’humanité, mais l’humanité s’en moquait, prise ailleurs, dans trop de quotidien. (…) Hier, dans les journaux télévisés, on racontait Copenhague comme un avatar du grand jeu diplomatique, un contretemps, un morceau d’actualité parmi d’autres ».

« Accord a minima à Copenhague », titre à la une Le Figaro des 19-20 décembre, précisant que cet accord, adopté par vingt-huit chefs d’État mais qualifié d’insuffisant par Barack Obama lui-même (« je ne vois pas comment on pourrait avoir un accord qui n’implique pas un partage de nos informations et qui ne permette pas d’être sûrs que nous tenons nos engagements », aurait déclaré le président étatsunien en allusion au refus de Wen Jiabao de toute vérification internationale de réalisation de ses engagements), reste encore à valider par l’ensemble des pays représentés (193 en tout). Pour le climatologue Jean Jouzel (l’un des vice-présidents du Giec), interviewé par le Marielle Court, du Figaro, les « engagements » proposés par ce texte contribueront « plutôt à atteindre une hausse de 3 ° C » de la température planétaire qu’à limiter cette augmentation température à 2 ° C comme l’affichent les intentions : « Les politiques sont décevants. Ils font des annonces mais ils n’agissent pas en fonction. Ils ne regardent pas les choses en face », déplore le scientifique.

Le Figaro informe par ailleurs que le Prix de Fossile de l’année décerné chaque année par des ONG à un cancre du climat, a été attribué pour 2009 au Canada, en raison de sa passivité dans la lutte contre le réchauffement climatique  et de son insistance à exploiter les sables bitumineux de l’Alberta.

« Après Copenhague, changez tout ! » appelle en gros et à la une Libération, pour qui « l’échec de la conférence sur le réchauffement climatique plaide pour une nouvelle gouvernance mondiale ». Second « gros titre » (p. 2 et 3), « Après Copenhague, comment éviter la désillusion durable ? », pour un article de Christian Losson, soulignant qu’au-delà « du fiasco du sommet sur le climat et de la mise en accusation du fonctionnement des Nations unies, une recomposition de la diplomatie pourrait se dessiner »

« On a perdu un an, mais tout n’est pas joué », observe Daniel Cohn-Bendit, dans un entretien avec Christian Losson : « Si l’UE veut enfin être leader, elle doit régler ses problèmes internes avec les pays d’Europe centrale et de l’Est via des transferts de technologies pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles. (…) Prenons une initiative à l’échelle de l’ONU en créant un conseil de sécurité climatique. Qui aurait, parmi les vingt États-Unis membres, une majorité de pays dont l’avenir est en jeu. Il n’y aurait pas de droit de veto, mais une majorité qualifiée des trois cinquièmes pour multiplier les résolutions diplomatiques et jouer les médiateurs », suggère l’eurodéputé d’Europe écologie.

« Des exigences nouvelles pour l’après-Copenhague », titre La Croix (p. 1), pour qui « les décisions prises à la conférence de l’ONU sont si peu contraignantes que s’imposeront très vite de nouvelles mesures pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique »… tout en reconnaissant (titre de la p. 4) que « le maximum reste à faire ». Le quotidien cite Sébastien Godinot, des Amis de la Terre, qui retient un point positif : « le concept de justice climatique a émergé. (…) Nous allons d’abord analyser les raisons de l’échec puis nous allons augmenter la pression sur les pays riches ».

Pierre Cochez analyse « les quatre raisons d’une grande déception » (p. 5) : des États-Unis (la Chine et les États-Unis) qui n’étaient pas prêts à bouger, une conduite maladroite de la conférence par le Danemark, la lourdeur des règles onusiennes et enfin, l’absence d’une direction européenne.

« Flop à Copenhague, Rendez-vous à Mexico » (gros titre à la une) : La Tribune constate que la conférence sur le climat s’est achevée sur un accord a minima et que son organisateur, l’ONU, est contestée. Dans un article tourné vers l’avenir, Mexico pour faire oublier Copenhague, Laurent Chemineau et  Éric Benhamou observent que « les chefs d’État et de gouvernement vont devoir s’expliquer devant leurs opinions sur les raisons de cet échec » et que d’ici la relance des discussions à Bonn en juin prochain, « la position des États-Unis pourrait être plus claire avec le vote de la loi Climat au Congrès et la Chine, soucieuse de son image sur la scène internationale, plus accommodante. La principale inconnue reste le degré de mobilisation des opinions publiques ».

« L’échec de Copenhague ou les limites du gouvernement mondial » : c’est, en première place et en première page (et complété en bas de page par un dessin de Plantu « la fin de Copenhague »), le titre du Monde, qui souligne  que la réunion organisée sous l’égide de l’ONU a illustré la force montante de la Chine.

Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 18:37
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La consommation de produits carnés a fait l’objet d'attaques inédites à l’occasion du sommet de Copenhague sur le climat, rapporte Gaëlle Dupont, du Monde.

Pour Paul McCartney comme pour diverses personnalités françaises comme Corinne Lepage, Yves Cochet, Allain Bougrain-Dubourg, Jean-Marie Pelt, qui ont observé durant le Sommet une « grève de la viande », l’industrie de l’élevage est une « aberration » causant des dégâts considérables sur l’environnement : un repas avec viande et produits laitiers équivaut, en émissions de GES, à un parcours de 4 758 km en voiture, contre 629 km pour un repas sans ce type de produits. Il est donc aussi efficace, pour protéger la planète, de se priver de viande que de rouler à vélo ou de baisser le chauffage.

La FAO estime que l’élevage est responsable de 18 % des émissions totales de GES. Il mobilise aussi 70 % des terres arables, et consomme à lui seul 9 % des quantités d'eau douce consommées. Il est aussi responsable de pollution des eaux, d’érosion des sols, de perte de biodiversité. La déforestation pour convertir des terres en pâturages ou en cultures fourragères  est responsable de 9 % des émissions de CO2. Selon la FAO, 70 % des terres autrefois boisées d’Amérique du Sud sont aujourd’hui consacrées à l’élevage…

Dans toutes leurs projections, les experts désignent l’augmentation (fulgurante) de la demande de viande comme un des principaux facteurs des pénuries à venir. Relativement stable dans les pays développés (autour de 80 kg par an et par habitant), la consommation de produits carnés augmente en effet fortement dans les pays en développement, à mesure que la population croît, s’urbanise et s’enrichit, et cette consommation devrait passer, dans ces pays, de 28 kg par an et par habitant en moyenne aujourd'hui à 37 kg en 2030.

Pour répondre à cette demande, la production mondiale de viande devra doubler d’ici à 2050, passant de 229 à 465 millions de tonnes. Déjà aujourd’hui, quelque 40 % des céréales cultivées dans le monde sont destinées à alimenter le bétail : il faut entre trois et neuf calories végétales, selon les espèces, pour produire une calorie animale.

« Où ferons-nous pousser les céréales pour nourrir tous ces animaux ? Si la tendance se poursuit, on peut s'attendre à avoir une concurrence entre alimentation animale et humaine », met en garde  Fabrice Nicolino, auteur de Bidoche (éd. Les liens qui libèrent).

En France (où la consommation de viande est passée de 150 grammes par jour en 1999 à 117 grammes en 2007), l’interprofession bovine a vite riposté par le biais d’une page de publicité dans la presse, faisant valoir que dans la majorité des élevages français, les vaches sont nourries à l’herbe, un mode d’élevage respectueux de l’environnement, ne concurrençant pas l’alimentation humaine et permettant de séquestrer du carbone.

Des recherches sont en cours pour réduire la production de méthane par les éructations des ruminants (soit 37 % du méthane émis par les activités humaines, le stockage et l’épandage de fumier étant responsables de 65 % des émissions d’oxyde nitreux, le plus puissant des GES) : des chercheurs de l’INRA sont parvenus à faire baisser ces émissions d’un tiers en intégrant de l’huile de lin dans les rations et un chercheur de l’université du Missouri, Monty Kerley, affirme qu’une sélection génétique rigoureuse permettrait de diminuer la ration alimentaire des vaches de 40 %...

Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture

Institut national de la recherche agronomique

Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 18:35
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La consommation de viande est sur la sellette en Suède, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne.

La Commission britannique du développement durable, qui conseille le gouvernement, vient de remettre un rapport recommandant aux autorités de promouvoir la baisse de la consommation de viande. « L’empreinte écologique de l’industrie de la viande et des produits laitiers est élevée, et cette industrie produit des graisses qui sont consommées par la population. Une baisse de consommation permettrait de gagner sur les deux tableaux : la santé et l’environnement », explique Tim Lang, principal auteur du rapport.

Une étude scientifique publiée le 12 décembre dans The Lancet aboutit à la même conclusion : ses auteurs estiment que à la fois la consommation de viande et le cheptel en Grande-Bretagne devraient être réduits de 30 %, si le pays veut atteindre ses objectifs de réduction des émissions de GES (même en tenant compte des améliorations des techniques d’élevage pour faire baisser les émissions du secteur). Une telle réduction de la consommation permettrait de baisser de 15 % le poids des maladies cardio-vasculaires en Grande-Bretagne.
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 18:34
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Pour limiter à 2 ° C la hausse de la température moyenne du globe en 2050, le cabinet PwC a calculé qu’il ne faudrait pas émettre [annuellement] d’ici à cette date plus de 13 gigatonnes de CO2… soit les émissions cumulées de la Chine et des États-Unis pour la seule année 2008. Sur la base de la tendance actuelle ce « budget » serait épuisé dès 2034.

En 2008, les émissions ont été supérieures de 10 % à ce budget. Même la vertueuse Europe le dépasse de sept points.

Au lieu des 2 % nécessaires, le taux annuel de « décarbonisation » n’a en effet été que de 0,8 % entre 2000 et 2008 et il devrait atteindre 3,5 % d’ici à 2020 pour rattraper le retard.

Un marché global du carbone avec un signal prix fort ainsi qu’un cadre de transfert de technologie des pays développés vers les moins développés favoriseraient les investissements nécessaires et garantiraient à la fois un niveau suffisant de rentabilité  pour les industriels et l’accès aux technologies propres pour les pays en développement.

On observe aujourd’hui une recomposition du paysage économique caractérisée par l’émergence et la croissance rapide de nouveaux entrants (notamment dans les énergies renouvelables), une activité soutenue de fusions et acquisitions dans le secteur des cleantechs, de nouveaux types d’alliances et de partenariats public-privé, ou encore d’alliances au sein de consortiums dédiés à des projets spécifiques
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 18:00
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Le Cantal, qui a perdu 24 000 emplois au cours des trente dernières années, mène une politique volontariste pour favoriser l’installation des télétravailleurs, avec l’espoir de se repeupler en actifs. En effet, « la technologie pourrait bien inverser le mouvement », estime Bernard Delcros, responsable de la communauté de communes du pays de Murat. Le département a mis en place sept télécentres où les télétravailleurs peuvent se rencontrer, organiser des visioconférences…
Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 17:20
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La foncière Terre de liens est une société en commande par actions qui achète des terres et des fermes destinées à la production bio.

Adossée à une fédération d’associations, Terre de liens installe en location (fermage) des agriculteurs bio dans les fermes qu’elle achète. Les baux de fermage stipulent les pratiques environnementales à respecter et peuvent être résiliés en cas de dérive. Les régions elles-mêmes confient désormais des terrains à la foncière.

Terre de liens s’est dotée en septembre d’un fonds de dotation permettant de collecter des dons et des fermes. Les donateurs ont la garantie (par promesse notariée) que le bien donné ne sera jamais revendu.

Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 17:20
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Dans le Val de Marne, un ecoquartier va voir le jour en 2011. Un quartier qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme, c’est possible : avec une bonne isolation des habitations, des panneaux solaires, une centrale de cogénération biomasse … et 2 hectares d’espaces verts. Ces 1250 logements ne coûteront pas plus cher à la construction … grâce à l’économie d’échelle réalisée.

Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 17:19
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Même avec un marché en progression de 20% / an, la France reste à la traine dans l’utilisation du bois comme matériaux de construction, pourquoi : l’offre reste faible et la réglementation n’est pas toujours adaptée.

A la construction, l’utilisation du bois reste aujourd’hui plus chère (d’environ 20%) mais la consommation d’énergie est largement diminuée (environ 30% d’économie). Avec une bonne isolation (en fibre minérale), l’utilisation de panneaux solaires (pour l’eau chaude sanitaire) et une exposition permettant de profiter au maximum de l’ensoleillement … il est même possible de ne pas avoir de radiateurs chez soi. C’est ce que propose le Toit Vosgien pour 30 logements à Saint Dié.

Cet exemple est aujourd’hui malheureusement isolé ! C’est l’industrialisation du processus de fabrication qui permettra la réduction du coût de construction de ce type d’habitation.

Seuls points faibles à l’heure actuelle, la sensibilité du bois à l’humidité, à certains champignons et insectes ou encore ses performances acoustiques médiocres … des études sont actuellement menées sur le sujet.

Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 17:19
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Leroy Merlin, qui souhaite étendre l’un de ses établissements situé près de Stade de France à Saint-Denis en utilisant le canal Saint-Denis, domaine public fluvial de la Ville de Paris, pourrait obtenir les autorisations de la Mairie à la condition de s’engager à utiliser la voie fluviale pour approvisionner ses magasins franciliens.

« Les quatorze ports fluviaux de marchandises dans Paris permettent déjà de transporter 2 millions de tonnes de marchandi-ses chaque année. Cela représente 100 000 camions en moins sur les routes », souligne le Port autonome de Paris, qui va cofinancer avec la mairie une étude pour aider Leroy Merlin à réorganiser sa logistique de façon à réduire ses kilomètres-camions.

Monoprix fait de son côté entrer chaque année quelque 120 tonnes de marchandises dans Paris par le train…

Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 17:18
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Deux ans et demi après le lancement de Vélib’, la Ville de Paris et JCDecaux ont renégocié les termes de leur contrat, dont certaines données, lors de la première signature, étaient « impossibles à prévoir » : stations trop petites (196) ayant nécessité un agrandissement, embauches supplémentaires (une quinzaine) pour répondre à l’extraordinaire vandalisme dont les vélos parisiens font l’objet (coût : 8,5 millions d’euros en deux ans)…

« La Mairie de Paris s’engage à prendre davantage en charge le coût des Vélib’ vandalisés », titre Le Monde.

Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 17:17
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Articles par thème

AGENDA

21-29 novembre – Quatrième semaine européenne de la réduction des déchets. Inscriptions : www.reduisonsnosdechets.com

 

25 – 26 novembre à Marseille – Salon de l’écoconstruction et de la performance énergétique, pour grand public et professionnels www.salon-ecobatmarseille.com

 

25 – 27 novembre à Nice – Vingt-deuxièmes Rencontres nationales du Transport public : rassemblement de tous les acteurs de la profession pour des échanges sur les enjeux de la mobilité durable autour du congrès du GART, du colloque de l’UTP et d’une grande exposition. Infos : www.objectiftransportpublic.com

 

26-28 novembre à Deauville – The Global Conference : plus de 400 dirigeants d’entreprise, experts, leaders d’opinion, responsables d’ONG, artistes et journalistes réunis autour du thème : Construire un nouvel équilibre.

www.planetworkshop.org

 

1 – 4 décembre à Paris-Nord Villepinte –Pollutec, Salon des solutions d’avenir au service des enjeux environnementaux et économiques. Infos sur : www.pollutec.com

 

9 – 12 décembre à Montpellier – Energaïa, Salon international des énergies renouvelables. Infos sur : www.energaia-expo.com.- Lieu : Parc des expositions

 

7 – 20 décembre à Copenhague : Sommet mondial pour l’actualisation du protocole de Kyoto

 

17 décembre à Paris – Matinée INNOV’ECO de rencontres et d’échanges, consacrée aux éco-technologies dans le domaine des déchets - Waste & recycling.

Infos sur le site : http://innoveco-paris.com/

Événement réservé aux professionnels, nombre de places limité à 270 participants.  Tarif régulier : 100 euros HT
À la Cité de l’Architecture et du Patrimoine –7 avenue Albert de Mun - 75116 Paris de 8h30 à 13h

 

17-18 mars 2010 à Paris –La Défense – Salon Produrable. Infos : 33 (0)1 45 22 94 40 ou info@produrable.com

Site : http://www.produrable.com/

 

25-28 mars 2010 à Paris – Salon Planète durable, salon des expositions de la Porte de Versailles. www.planete-durable.com

PUBLICATIONS

Richesse des nations et bien-être des individus. Performances économiques et progrès social par Joseph Stiglitz, Amartya Sen et Jean-Paul Fitoussi.

Éd. Odile Jacob, novembre 2009, ISBN 978-2-7381-2460-9. - 368 pages, 17,90 euros

Préface de Nicolas Sarkozy : « Si nous ne voulons pas que notre avenir, celui de nos enfants et des générations futures soit semé de catastrophes financières, économiques, sociales, écologiques et, par conséquent, humaines, nous devons changer nos manières de vivre, de consommer, de produire. Nous devons changer les critères de nos organisations sociales, de nos politiques publiques. Cette révolution ne s’accomplira pleinement que si elle est d’abord une révolution dans les esprits, dans les façons de penser, dans les mentalités, dans les valeurs. (…) »…

Joseph Stiglitz est lauréat du prix Nobel d’économie 2001. Après avoir été économiste en chef et premier vice-président de la Banque mondiale, il est professeur à l’Université Columbia à New York.

Amartya Sen est lauréat du prix Nobel d’économie 1998. Il est professeur à l'Université Harvard.

Jean-Paul Fitoussi est professeur à l’Institut d’études politiques de Paris et président de l’Observatoire français des conjonctures économiques.

 

Vers de nouveaux systèmes de mesure Performances économiques et progrès social, par Joseph Stiglitz, Amartya Sen et Jean-Paul Fitoussi.

Éd. Odile Jacob, novembre 2009, ISBN 978-2-7381-2463-0, 432 pages, 21,90 euros

Ce que dit l’éditeur : « Nous voulons faire du PIB la mesure de toute chose – performance, bien-être, qualité de la vie –, alors qu’il ne représente qu’une mesure de l’activité économique marchande. Il est possible au contraire de construire des mesures fiables des déterminants matériels du bien-être, de la répartition des revenus, de la qualité de la vie, de la durabilité des évolutions en cours et de bien d’autres aspects de notre économie et de notre société.

C’est même l’essentiel si nous voulons que la société se reconnaisse davantage dans l’image que lui renvoie d’elle le miroir des données statistiques et, surtout, si nous voulons prendre des décisions éclairées relatives au futur.

Pour affronter l’avenir, il faut, d’abord, mieux déchiffrer le monde qui nous entoure et mieux percevoir comment il change.

Il n’est pas d’autre issue que d’améliorer l’Arithmétique des Nations. 

C’est précisément ce que propose ce livre ».

 

Les pionniers de l'or vert, par Dominique Nora, éd. Grasset, octobre 2009 

ISBN / EAN : 9782246750918. - 368 pages, 20,90 euros 

Ce que dit l’éditeur : « On doit à la Silicon Valley (Californie) la révolution des semi-conducteurs (années 70), celle de la micro-informatique et des biotechnologies (années 80), celle de l’Internet (années 90) : elle est aujourd’hui le laboratoire mondial de l’économie verte. Ils s’appellent Elon Musk, Shai Agassi, Saul Griffith, Bill Gross, Matt Golden… Ces noms ne vous disent rien ? Pas plus que ceux des petites "start-ups" qu’ils ont fondées. Ce sont pourtant les hérauts de la nouvelle révolution qui s’apprête à exploser sur l’ensemble de notre planète épuisée par des décennies de surconsommation. La révolution verte. Dominique Nora raconte dans ce livre l’aventure extraordinaire de ces entrepreneurs pas comme les autres – véritables pionniers de la nouvelle frontière américaine. Ils sont jeunes, millionnaires, brillantissimes, et leurs projets, souvent utopiques à première vue, sont en train de redessiner toute la carte économique et énergétique des années à venir. Ils inventent la voiture électrique de demain, les panneaux solaires dont nos toits se couvriront bientôt, le carburant à base d’algues qui remplacera notre sans-plomb, la façon dont on produit, dont on travaille, dont on se déplace, se loge, se distrait, se nourrit ; nos relations aux autres, à la faune, à la flore. Attention, cette nouvelle génération d’"American écolos" n’a rien d’une sympathique bande de militants ou de doux rêveurs animés par le seul souci du bien-être de notre planète et des générations futures ; ce sont, avant tout, de redoutables hommes d’affaires, les Bill Gates du green business… Une industrie qui pèse déjà des millions de dollars, et nous apprend néanmoins à passer de la société de surconsommation à l’éthique de la frugalité. Bienvenue dans le monde de demain ! »

 

Le sucre et les larmes, bref essai d’histoire et de mondialisation, par Pierre Dockès, éd. Descartes et Cie, coll. Essais

Octobre 2009. - ISBN : 978-2-84446-134-6. – 286 p., 19 euros

Ce que dit l’éditeur : « Cet ouvrage a une double dimension. Il s’agit d’abord d’un livre de voyage, les voyages du sucre dans le temps et dans l’espace. L’histoire et la géographie du sucre sont celles de la mondialisation. Le livre nous fait explorer les terres du sucre, de la Caraïbe au Brésil, naviguer de l’Océan indien à l’Inde et jusqu’en Australie. Il décrit la production, les marchés, la consommation du sucre, les modes et les défaveurs. Il nous fait remonter le cours de l’histoire, depuis les plantations sucrières médiévales des îles méditerranéennes jusqu’aux modes contemporains d’usage et de production du sucre (et aujourd’hui de l’éthanol) en passant par l’apogée et la disparition du sucre-esclave.

Ce livre est également une réflexion sur la perpétuation d’un mode de production dans la très longue durée, sur sa résilience. "Sucre amer", selon le titre d’un livre et d’un film. En effet, l’esclavagisme a accompagné le sucre depuis le XIIème siècle jusqu’à la fin du XIXème siècle. Si le système a été détruit de l’intérieur et de l’extérieur, il a laissé longtemps plus que des traces, des stigmates. Aujourd’hui encore les conditions de production du sucre ou de l’éthanol (par exemple au Brésil et dans la République dominicaine) n’en sont pas libérées ».

 

L'organisation du commerce face au changement climatique - Étude de droit international, par Raphaël Kempf

Préface d’Hélène Ruiz Fabri, éd.Pedone Coll. Perspectives Internationales. Septembre 2009

ISBN : 978-2-233-00569-4 ; EAN : 9782233005694. -153 p., 18 euros.

Quatrième de couverture : « La charte constitutive de l’OMC lui donne pour objectif  "l’accroissement de la production et du commerce de marchandises et de services", mais elle lui impose également de le faire dans le respect du "développement durable".

L'OMC soutient que ces deux injonctions sont compatibles et se "renforcent mutuellement".

Elle a ainsi développé une stratégie de communication visant à montrer que, loin d’aggraver le changement climatique, elle peut participer à son atténuation. Mais ce discours résiste-t-il aux faits ? Une étude des mesures environnementales, comme la taxe carbone aux frontières ou les subventions aux énergies renouvelables, semble montrer qu’elles sont contraires au droit du commerce international. Le système juridique de l’OMC apparaîtrait alors comme un obstacle majeur à une lutte efficace contre le réchauffement climatique. Cette analyse technique soulève le problème de la place des droits fondamentaux dans le système de l’OMC. Si certains avancent qu’il protégerait indirectement les droits de l’homme, cet ouvrage montre plutôt que le seul droit fondamental protégé vise à garantir l’accès aux marchés. Enfin, au-delà du droit et des discours qui le fondent, c’est un problème politique que pointe cet ouvrage. Pour être légitimes et contribuer à la justice, les règles de droit doivent procéder d’une volonté publique. Or si, l’OMC accorde aux acteurs privés un grand rôle dans la définition des préférences collectives, cette tendance à la privatisation du politique n’annonce-t-elle pas son abandon ? »

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